L'interview du mois x Yaga Wasta Crew

2/5/2018

 

 

 

 

 

Le Yaga Wasta Crew est un groupe composé de Leo, pianiste-clavieriste, Francisco à la basse, Jeremie à la guitare, Jaïro - qui est également membre de Miximetry -  à la batterie, Jordi au trombone et au chant & enfin Alhan, chanteur du groupe. Le crew est exclusivement composé de musiciens de longues dates, qui suivent tous des études en musicologie & qui sont inscrits au conservatoire. Le groupe a remporté le mois dernier le Prix Espoir de la Bourse Jeune Talent, à cette occasion nous avons souhaité les rencontrer pour une interview-portrait.

 

Vous êtes une formation peu commune, on voit très peu de groupes aussi nombreux, comment vous vous organisez pour travailler, pour vous retrouver, pour vous mettre d’accord?

 

On est 6, c’est une formation importante, d’habitude c’est plus autour de 3-4. L’avantage c’est que sur scène ça fait tout de suite du son, et de l’énergie. On se sent plus forts sur scène. On a un bon feeling à jouer ensemble. Chacun a son regard aussi, C’est la force du groupe. En général c'est toujours un peu compliqué pour s'organiser vu qu'on est nombreux, mais on y arrive toujours. On se retrouve une fois par semaine pour une grosse répétition. Dans la semaine on se voit souvent pour organiser des sessions compositions, à 3 ou 4, pour ensuite apporter nos idées en répet’ et les bosser tous ensemble. Et puis, on a un bon feeling, on s'éclate à jouer tous ensemble et on pense que ça se ressent dans notre musique. 

 

Si on devait vous étiqueter sous un genre, quel serait-il ?

 

Question plutôt compliquée, en général on dit Pop funk festif en français. Mais on n’est pas sur quelque chose de linéaire, on peut avoir un morceau qui fait un peu plus hip hop, un morceau plus soul, un morceau balade, ça va dépendre du mood du moment. Comme on a pas mal d’univers différents chacun apporte son idée, et les résultats sont souvent hybrides. On écoute surtout ce qui groove, ce qui est énergique. C’est pour ça que la question du style on galère un peu, on a tous des univers différents et nos compositions sont un mélange de tout ces styles.

 

Vous baignez dans la musique au quotidien, à la fac notamment et en dehors dans votre vie personnelle et artistique, vous sentez parfois le besoin de décrocher ou à l’inverse vous avez encore plus envie d’être dedans ?

 

Le fait d’étudier en musicologie nous force à être vachement curieux de tout, on écoute vraiment de tout, du médiéval au contemporain, le catalogue est ouvert. Notre centre d’intérêt c’est la musique, tous les jours on découvre de nouvelles choses. On a jamais envie de décrocher, c’est tellement vaste. C'est vrai que musicalement, on est toujours en pleine recherche, on le voit surtout quand on propose de nouvelles compositions. On se contente pas de faire juste un truc qui sonne bien, on est toujours en pleine critique constructive pour avancer. On essaye toujours d'avoir une réflexion musicale. C'est dû aussi à notre parcours en musicologie et en tant que musicien, où on analyse, on écrit, on étudie l’histoire de la musique... ça nous permet d'aller plus en profondeur dans l'écoute d'oeuvres musicales. On écoute vraiment de tout, ça nous inspire pour la composition. On se fait souvent découvrir mutuellement des groupes de musiques.

 

Avez-vous fait des scènes avant la Bourse Jeune Talent ou est-ce que c'est votre première expérience ?

 

On a fait une quinzaine de petites scènes dans les bars de la région, ça fait un an qu’on tourne. On voulait pour ce groupe ne pas faire de reprises, on voulait tout créer, du coup on a fait plein de compositions, et arrivé un moment on s’est dit qu’il fallait l’exploiter sur scène et le présenter, mais la Bourse c’est notre premier tremplin. On aimerait en faire davantage, on se renseigne justement sur ce qu’on pourrait faire. On pense notamment au Before pour l’année prochaine.

 

Quels sont les projets que vous souhaitez réaliser grâce à l’accompagnement prévu par la Mairie ?

 

On souhaite enregistrer un projet, c’est notre priorité. On est en train de faire des choix, on a un gros répertoire et beaucoup d’idées. On a un set d’une heure et demie, voir deux heures. L’enveloppe qui accompagne la victoire du tremplin va nous servir a enregistrer l’EP, et pourquoi pas le faire mixer/masteriser s’il reste de l’argent. Il faut d’abord qu’on trouve un studio car on a pas vraiment de réseau, les premiers enregistrements qu’on a fait, on les a fait avec nos potes.

 

Retrouvez toute l'actualité du Crew sur Facebook ainsi que sur Instagram (@yagawastacrew).

 

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